Notre engagement pour une écologie vivante
Notre engagement pour une écologie vivante
En ce début de 21è siècle, dans un contexte de démographie galopante, l’humanité se trouve confrontée à plusieurs défis :
➡urgence écologique : pollutions de l’air, des sols et des eaux, dérèglement climatique, sécheresses et déforestations, épuisement des ressources en eau, pillage des réserves énergétiques et des minerais, conflits autour de l’usage des sols et de l’accès à l’énergie,
➡inégalités sociales et territoriales Nord-Sud et au sein même des pays dits “développés” : répartition des richesses de la Terre, accès aux besoins primaires : alimentation et logement, santé et éducation, développement de l’obésité et de pathologies “de l’excès” contre souffrances dues au manque...
➡et plus généralement un choix de civilisation : pensée unique, dogmes économistes, culte du matérialisme et scientisme technologique contre simplicité et philosophie humaniste.

Notre responsabilité d’homme conscient de cette évolution nous pousse à mettre en application le fameux adage “think global, act local” ou “penser globalement, agir localement” : si l’on ne peut tout enrayer d’un claquement de doigt, il revient pourtant à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice, à la mesure de ses moyens.
C’est la “part du colibri” selon la formulation poétique de Pierre Rabhi.

En France, le secteur du bâtiment représente près de la moitié des consommations d’énergie, et environ un quart des émissions de gaz à effet de serre.
En combinant judicieusement le savoir-faire de nos ancêtres en matière d‘architecture traditionnelle adaptée au climat et la technologie de nos contemporains, nous sommes dorénavant en mesure de réaliser des bâtiments à basse consommation d’énergie, des bâtiments passifs voire des bâtiments à bilan énergétique positif, en utilisant des systèmes de production d’électricité et de chaleur renouvelables et décentralisés.
Ainsi, il est possible de réduire considérablement les besoins en énergie, et notamment la demande en électricité, en limitant d’ores et déjà les usages thermiques de l’électricité (chauffage et climatisation notamment mais aussi production d’ECS), ce qui laisse entrevoir à terme un possible abandon de la filière nucléaire et des hydrocarbures au profit d’énergies propres, renouvelables et équitablement réparties sur la Terre.
Dans cette optique, il faut procéder avec méthode : la maîtrise de la demande en énergie, que ce soit par des mesures de sobriété énergétique ou d’efficacité énergétique, constitue un préalable à la substitution des énergies fossiles et fissiles par des énergies renouvelables. Il ne s’agit évidemment pas de compenser la gigantesque capacité de production électro-nucléaire française par des éoliennes, mais de réduire les besoins d’un facteur 10 au préalable...

C’est le fameux système S.E.R. :
➡Sobriété énergétique,
➡Efficacité énergétique,
➡Energies Renouvelables
mis en avant par l’association negaWatt à laquelle nous adhérons depuis 2009.
Loin de constituer un obstacle au développement de notre société, il a été mis en évidence qu’une économie basée sur ce modèle énergétique créé des emplois qualifiés et harmonieusement répartis sur l’ensemble du territoire, contribuant ainsi au développement local, au maintien d’une ruralité dynamique et à la restauration des équilibres ville-campagne.
A ce stade, il nous faut insister sur la nécessaire cohérence de ce modèle de civilisation. On ne saurait s’attaquer à la seule consommation d’énergie de nos bâtiments de manière exclusive : c’est en séparant les problématiques les unes des autres que l’on aboutit à des impasses.

La dynamique du développement local permet à la fois de créer des emplois sur l’ensemble du territoire, de resserrer le lien social, de renforcer les solidarités, et de limiter la concentration urbaine et ses inconvénients : trafic, bruit, pollutions diverses, mais encore anonymat, isolement, déracinement, stress, anxiété et autres pathologies.
La mobilité constitue certes une richesse sur le plan social et culturel, mais résulte aussi parfois d’un vide relationnel sur son propre lieu de vie.
Or il est facile de limiter les transports lorsque l’on connaît ses voisins et que l’on dispose de services de proximité (marche, vélo, co-voiturage, auto-partage), d’où la nécessité de soutenir la vitalité des territoires, à travers les services postaux, les écoles, les services à la personne, mais encore les artisans, les petits commerces ou les regroupements de producteurs.

L’alimentation est notre énergie vitale.
Dans cette démarche de cohérence, nous pouvons favoriser le maintien d’une agriculture biologique et paysanne, en consommant des produits locaux et de saison, qui sont les seuls à offrir la saveur et la qualité que notre corps réclame, tout en préservant les sols, les rivières et les emplois locaux. Nous gagnons également à limiter la consommation de produits carnés à quelques produits de terroir issus de productions à taille humaine, ménageant ainsi nos papilles gustatives, notre santé et l’avenir de la planète.
Nous avons d’ores et déjà la possibilité d’acheter des produits en vrac ou sans emballages superflus, de pratiquer le tri, le ré-emploi et le recyclage, ou encore le compostage des déchets organiques de manière à réduire notre production de déchets.
Des solutions alternatives existent également quant à l’utilisation de la ressource en eau et l’assainissement : nous pouvons ainsi éviter les gaspillages et la pollution des eaux.

Enfin, prenons soin de notre santé en pratiquant la prévention et l’attention au langage du corps et de l’esprit, et non en se reposant sur une médecine qui soigne mais qui ne guérit pas toujours.
Nous sommes des êtres humains uniques et nous formons une civilisation : l’humanité.
Ainsi, nous sommes à la fois libres et responsables.
Nous habitons divers écosystèmes : notre corps, notre maison, notre territoire, notre Terre, notre système solaire... Tous sont interdépendants, tous fonctionnent en systémie.
L’écologie [οικολογία], c’est simplement cela : “savoir habiter”.
© Jeremy CELSAN / ECOSYSTEMES 2010